Ce qui est bien, c’est qu’il y’a un partage de la valeur entre chacun. Salut c’est Agathe, Bienvenue dans paroles de terre. Aujourd’hui je rencontre Didier qui est producteur de lin et je pense que je suis arrivée au bon endroit. Regardez ça, c’est un des 100 panneaux mis en place dans les champs par Lesieur pour indiquer où est cultivé le lin pour Isio 4.
Salut Didier, tu cultives quoi alors je cultive du blé, de l’orge d’hiver, du tournesol, du colza et du lin, OK t’as des animaux aussi. Ah oui j’ai des animaux, donc de la race à viande en charolais pour mes prairies, OK alors ce lin, typiquement tu l’as semé quand ? Alors j’ai semé ça fin septembre, c’est un lin d’hiver qui s’appelle Attila, donc on est d’accord c’est un lin oléagineux, c’est à dire un lin qui va servir à faire de l’huile tout à fait, et là on est à A quelle période alors là on arrive au mois de mai.
Donc en pleine période où il est en floraison, c’est pour ça qu’on voit des fleurs et donc le l’étape d’après donc c’est la récolte que tu estimes à peu près à quelle période. Souvent dans notre secteur, dans notre région c’est plutôt fin juillet. Alors cela oléagineux c’est quoi l’intérêt à l’échelle de ton exploitation ? Alors l’intérêt en fait c’est à la fois d’amener plus de résilience au niveau du du revenu, au niveau de l’aspect économique. Et puis ici c’est un vrai aspect agronomique, faire en sorte que y ait des successions de culture.
Pour avoir moins de problématiques liées aux mauvaises herbes, aux maladies, et cetera. Et puis le lin aussi à cette capacité en fait de de restructurer le sol par une racine pivotante. C’est à dire que c’est une racine qui va descendre, qui va amener des petites cavités, qui va donc améliorer de la porosité et donc l’eau va davantage pénétrer. Ça va amener de la vie microbienne et cetera. Et donc un sol qui vit, c’est un sol qui va donner son maximum de potentiel, qui va permettre à la culture de s’exprimer et de faire du rendement.
D’accord, et c’est pour ça que la culture que tu vas mettre juste après au même endroit va bénéficier de ce que le lin aura fait. Alors c’est complètement ça Agathe, c’est à dire que le sol va être amélioré dans sa structure. En plus y aura la restitution des résidus de la culture, donc du lin qui va amener un plus et donc derrière on aura par exemple un blé, on met un blé souvent, après on va mettre moins de fertilisants et puis on va se on va, ce n’est pas souvent, on fait des rendements meilleurs à chaque fois. Donc pour reprendre l’idée de cette rotation.
Plus tu vas varier tes cultures et plus tu vas réduire les risques de maladies et de mauvaises herbes. C’est ça ? C’est l’idée. C’est exactement ça, la succession des cultures et le fait qu’en fait on a moins de problématiques liées aux mauvaises herbes, au développement des maladies, au développement de certains insectes et donc on peut s’assurer des marges qui sont meilleures. Est-ce que c’est différent avec du lin textile qu’on connaît peut-être davantage ?
Alors la grande différence c’est que le le lin textile va plutôt dans les très très bonnes terres, le lingineux va plutôt dans ce qu’on appelle des terres intermédiaires et le lin textile, il est fait pour faire des vêtements. Si je caricature un petit peu qu’essentiellement à ça, alors que le lingineux c’est pour de l’huile hein, à destination notamment humaine. Alors là on est le 19 mai et les champs sont en fleurs, c’est magnifique. Alors explique nous, parce que le lin je crois qu’il y a une particularité vraiment au moment de la floraison, alors la particularité c’est que ça fleurit à peu près 2 semaines.
Hein globalement hein les fleurs en fait chaque jour ce sont des nouvelles fleurs, c’est à dire que les pétales tombent par terre, on le voit hein au niveau du sol et donc chaque jour y a une nouvelle fleur jusqu’à la fin qui est quelque part 1 1 certain épuisement de de la production de fleurs. Tu peux nous montrer si on peut voir déjà ce qu’on va récolter parce que même si là c’est en fleur, bah je peux tout à fait te montrer Agathe alors donc c’est très simple, ici on a la tige, là ici on a on a les fleurs.
Et les fleurs, une fois qui ? Qui que les pétales sont tombées ? On a ce qu’on appelle des capsules qui qui se forment ici, ça c’est des alors là il y a encore des fleurs, mais il y a des capsules, ça c’est plus une capsule qui est en train de se de se former et dedans il va y avoir des graines jusqu’à 10 graines maximum. OK, donc c’est les petites graines qui sont un peu brunes, 1 1, peu brunes, marron, OK et qui fait qui font, voilà le nombre de grains et qui va faire 1 1 rendement à l’hectare.
Alors justement, tu fais du lin à destination de Lesieur, et plus particulièrement de pour Isio 4. Alors comment ça se met en place tout ça ? Alors tout ça, ça s’est mis en place par une démarche qui qui vient en fait de la coopérative l’un 2000 qui s’est tournée vers ma coopérative coopérative de 1000 sur terrain pour trouver un approvisionnement. Et donc fort de ça, on a trouvé attractif pour nous.
De développer ça auprès de nos adhérents. Donc je fais partie. Je suis un des adhérents de la coopérative qui cultive du lingineux. Ce qu’on a défini ensemble, c’est la manière de de mettre en place la culture, de la récolter, de la stocker et de rémunérer les différentes parties, que ça soit la coopérative ou les adhérents. Et ce qui est bien, c’est qu’il y’a un partage de la valeur entre chacun. C’est une démarche qui est qui est encadrée, il YA1 cahier des charges spécifique.
Alors oui c’est un cahier des charges particulier puisque en fait on a 4 marches brutes qui est mis sur des cultures dominantes et donc qui fait la rémunération de la culture de l’un plus une majoration d’une prime de 20% et donc ça croisé au rendement que l’on fait. Ça nous permet d’avoir un tunnel en fait de rémunération. Alors un tunnel de rémunération peut être précise nous un peu les choses. Alors quand je parlais de tunnel de rémunération, c’est à dire que quelque part il y’a un prix minimum.
Et y a presque un prix maximum, à la fois pour protéger l’agriculteur que je suis, pour pas être en dessous d’une rémunération, mais aussi pour protéger l’industriel, que les prix ne montent pas trop haut et qu’à un moment donné il ait plus de rentabilité, lui à travailler. Et donc l’intérêt pour le consommateur, c’est quoi exactement ? Eh Ben c’est d’avoir en fait des oméga 3 en fait que ça soit riche en oméga 3. Donc pour cela y a déjà une variété qui s’appelle Attila et qui déjà a fait le fruit d’une d’une recherche.
Depuis de nombreuses années. Et puis après j’ai 1 1 mode de de de production en fait pour la culture pour m’amener à répondre en fait à des obligations de teneur en huile et de richesse en oméga 3. Alors Isio4 c’est un produit qui est 100% français. Ça te fait quoi Didier de voir dans les magasins des produits qui sont comme ça, 100% français ? Ben pour nous ça c’est significatif parce que quand on produit quelque chose et on sait quelle est la destination, enfin moi j’ai un sentiment de de fierté, ça donne du sens à notre travail en fait.
Et puis moi je trouve aussi intéressant en fait qu’on ait une démarche locale, à la fois producteur, coopérative et coopérative entre elles, puisque à la fois ma coopérative et la lumière, donc je trouve que ça a énormément de sens. OK Eh Ben merci Didier, merci Agathe. J’espère que cet épisode vous a plu. Donc vous l’avez compris, d’abord on a les petites fleurs bleues, ensuite on a les capsules à maturité dans lesquelles on retrouve.
Les graines compressent pour obtenir la tuile ISO 4. Si vous vous intéressez à l’agriculture française, Eh bien abonnez-vous salut.
